mercredi 14 mai 2014

14 mai 1939. Une Péruvienne accouche d'un enfant à l'âge de 5 ans. Qui est le père ?

Lina Medina reste à ce jour la plus jeune mère de l'humanité, accouchant avant ses 6 ans. Mais jamais elle ne dénoncera celui qui a abusé d'elle.




Lina Medina, plus jeune mère de l'humanité, a accouché à l'âge de 5 ans. 
À l'hôpital de Lima, une équipe de choc se prépare à une césarienne : le docteur Gerardo Lozada, le docteur Alejandro Bussalleu, le docteur Rolando Colaretta, le docteur Hipolito Larrabure... Sans compter les infirmières, les anesthésistes et tout le reste. Ils sont aussi nombreux autour de la table d'opération que pour une transplantation cardiaque. C'est qu'ils se préparent à effectuer une césarienne sur une gosse qui n'a même pas l'âge d'aller à l'école primaire. À cinq ans, sept mois et une vingtaine de jours, Lina Medina est dans son neuvième mois de grossesse ! Le scalpel tranche son ventre, une main s'empare d'un magnifique bébé de 2,7 kg. C'est un garçon. En hommage au docteur Lozada, il s'appellera Gerardo. Lina Medina devient la plus jeune mère de..........

mardi 13 mai 2014

Jeune afrique: Pour cet Edito même les yeux bandés, Wade ne cliquera surtout pas sur "J'aime"

L’interview est un genre journalistique, voire un art, difficile. L’intervieweur n’a qu’une partie des cartes en main. Beaucoup dépend en effet de l’interviewé, de sa personnalité, de sa capacité à exprimer ses idées et, surtout, de son envie de révéler ou non sa nature profonde, sans artifice ni recours à la langue de baobab ou aux méandres de circonlocutions interminables. Certains entretiens, quand votre interlocuteur joue le jeu ou ne peut s’empêcher de se dévoiler, constituent de vrais révélateurs : l’interviewé est comme nu face à vous, se livrant tout entier. Il faut être franc, ces entretiens sont très rares. Celui qu’Abdoulaye Wade a accordé à notre envoyé spécial à Dakar, Rémi Carayol, en fait partie (Jeune Afrique, n°2783, du 11 au 17 mai 2014).

Tout Wade y est. Le génie politique, le tribun hors pair, le visionnaire, mais aussi le bonimenteur, le fanfaron et l’irresponsable. Chez lui, les idées fusent et s’entrechoquent en permanence sous un crâne que l’on a toujours connu lisse comme un galet. Et se traduisent trop souvent en paroles un peu rapides. Sans doute aurait-il dû éviter de déclarer tout de go qu’il peut « renverser Macky Sall à tout moment » en lançant la population sur le palais. Sans doute aurait-il dû aussi épargner à nos lecteurs ses nombreux accès de fièvre narcissique, comme lorsqu’il évoque, entre autres, son « aura », « ses résultats » ou ces « millions de Sénégalais qui l’ont accueilli ». Peut-être aurait-il dû enfin se garder de dénoncer l’absence de démocratie dans son pays aujourd’hui, lui qui, hier, a si souvent essayé de s’affranchir de ses règles les plus élémentaires lorsqu’il était président. Notamment à la fin de son règne. Le pire, c’est qu’il n’a cure du qu’en-dira-t-on ou de la portée de ses propos…

Wade est unique et irremplaçable. Cela tombe bien, le contraire lui serait insupportable, même à son âge, même après plus de cinquante ans de combat politique, dont douze au pouvoir. Il entend ne pas disparaître des écrans radars médiatiques et compte continuer de prodiguer ses conseils (désormais contre rémunération), peser, chez lui, au Sénégal, à la tête d’un parti qu’il a fondé et dont il est peu probable qu’il en transmette les rênes de son vivant. Dans l’un des (nombreux) recoins de son cerveau, qui ne connaît pas le repos, il rêve toujours qu’on vienne le supplier, à genoux si possible, de se rendre au chevet de pays en crise pour y rétablir la paix. La Centrafrique le titille… Ceux qui se souviennent des résultats de son initiative dans la Guinée de Moussa Dadis Camara en ont des sueurs froides.

Wade, c’est Wade. On adore ou on déteste, l’indifférence étant rarement de mise. Mais qu’est-ce qu’on s’ennuierait sans lui !

Marwane Ben Yahmed, Jeune Afrique

vendredi 9 mai 2014

Formation gratuite en critique cinématographique pour journalistes



 
 Un atelier de formation en critique cinématographique se tiendra à la Aula Cervantès de Dakar du 26 au 30 mai 2014. L’évènement est  à l’initiative du Programme ACERCA de Formation pour le Développement du Secteur Culturel de l'AECID, en partenariat avec Cultura Dakar et le festival du Cinéma africain de Cordoue.

Vingt places sont offertes aux professionnels ou étudiants (Sénégalais)  en journalisme pour participer à l’atelier d’introduction à la critique cinématographique qui se déroulera à la Aula Cervantès de Dakar.

 La rencontre a pour but de doter les hommes de médias de moyens nécessaires à la compréhension et à analyser les représentations audiovisuelles faites dans les Cinémas d’Afrique.

Le journaliste spécialisé en critique, Baba Diop va s’associer au professeur de Cinéma à l’Université de Bordeaux, Thierno Ibrahima Dia et d’autres personnalités, sénégalaises, passionnées de culture cinématographique  pour dispenser des cours aux jeunes journalistes.

 Durant les quatre jours de formation, il sera surtout question de  renforcer les  capacités des jeunes journalistes dans l’écrit et la publication de nouvelles, d’articles, de commentaires et de critiques de film.

Le journaliste, espagnol, spécialisé en Cinéma africain, Federico Olivieri, va coordonner l’atelier d’introduction à la critique cinématographique.

Les candidats doivent remplir un formulaire d’inscription disponible à l’adresse www.culturadakar.es.


jeudi 27 mars 2014

Reportage sur la bijouterie (Or)



Tout ce qui brille n’est pas de l’or. Les vendeurs des bijoux en métal précieux en sont conscients. Ils ont leurs  astuces pour s’assurer qu’ils vendent de l’or pur à leur clientèle, majoritairement composée de femmes.  L’Or coûte cher et il faut des mains expertes pour en faire un bijou.


jeudi 20 mars 2014

Cárceles de tela negra / Prisons de voile noir

Ceci est un commentaire, en espagnol, écrit par  Marta Parreno Gala, une journaliste et cinéaste espagnole. j'ai tenu à le traduire en français parce que tout au long du texte elle exprime une opinion personnelle  qui pourrait, à mon avis, choquée certains (es)  pour des raisons diverses. j'ai surtout tenu à le publier parce que les interrogations qu'elle se pose, en guise de conclusion, sont assez pertinentes ( à mon humble avis).

 Vous trouverez le texte Original en dessous 






18.03.2014 –  Une ombre noire lit un livre à travers une petite fenêtre qui lui sert de fente pour respirer et d’ouverture au monde. Nous savons qu’il s’agit d’une femme parce qu’un nombre restreint d’hommes, sur cette planète, seraient capable de supporter cet habit avec la résignation avec laquelle le porte un millier de femmes. Parce que se sont-elles qui doivent cacher leur corps, leur visage et tout ce qui y est attrait dans un pays comme celui où la photo a été prise. Parce qu’elles sont soumises à la dictature des lois  sociales, morales et religieuses dictées par eux (les hommes).

(Et nous le savons aussi parce qu’elle a les ongles émaillées en rouge.)

L’ombre noire met de l’émaille rouge sur ses ongles et lit. Mais elle se couvre en noir pour sortir dans la rue. Elle ne montre que ses ongles. Qu’elles sont rares les fois que des mains aient exprimées autant.

J’ai  (l’auteur du texte) une réaction physiologique désagréable à la vue du niqab ou de la burqa. J’ai la sensation que mes viscères se retournent. Je ne parviens pas à comprendre. Je ne peux pas avec les prisons de voile, avec le nihilisme de l’identité et de la personne elle-même.je ne peux pas voir une ombre noire sans aucun droit à la communication naturelle avec ses semblables, hommes et femmes. Je ne peux pas.

J’ai aussi une profonde  nausée  quand je voix où nous en sommes actuellement, de l’autre côté du monde (il parle peut être du mode vestimentaire en occident).  Où la tyrannie est exercée par l’image et par des femmes qui exhibent leur corps, se maquillent le visage et provoquent à longueur de journée. Laquelle  d’entre elles est la plus libre ? il se peut que  la réponse ne soit  pas aussi évidente ?



18.03.2014 – Una sombra negra lee un libro a través de una ventana mínima que le sirve de respiradero y de abertura al mundo. Sabemos que es una mujer porque pocos hombres en este planeta serían capaces de soportar esa prenda con la resignación con la que la visten miles de féminas. Porque son ellas las que tienen que esconder sus cuerpos, sus rostros y todo lo que emane de ellos en países como el de la foto. Porque está sometida a los dictados de leyes sociales, morales y religiosas dictadas por ellos.

(Y también lo sabemos porque lleva las uñas pintadas de rojo.)

La sombra negra se pinta las uñas y lee. Pero se cubre de negro para salir a la calle. Sólo muestra las manos. Y qué pocas veces unas manos habían expresado tanto.
Tengo una reacción fisiológica desagradable ante la visión del niqab o el burka. Se me retuercen las vísceras. No logro entenderlo. No puedo con las cárceles de tela, con la anulación de la identidad y de la persona. No puedo ver una sombra negra sin derecho a la comunicación natural con sus semejantes, hombres y mujeres. No puedo.
Pero también me entra una nausea profunda al vernos aquí, en otra parte del mundo, donde la tiranía la ejerce la imagen y las mujeres muestran sus cuerpos, maquillan sus rostros y emanan sexualidad las 24 horas del día. ¿Quién es más libre? Quizás la respuesta no sea tan evidente......